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 Les obstacles à l'Illumination et à la Libération

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Hervé ZG
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MessageSujet: Les obstacles à l'Illumination et à la Libération   Mar 14 Oct - 5:05

Les obstacles à l'Illumination et à la Libération
par Edouard Salim Michaël

Extrait du chapitre 7
Les embûches sur une voie spirituelle, le bavardage intérieur




"L’étude de soi révélera à un chercheur sérieux que, parmi les différentes manifestations de sa nature inférieure, ce sont les pensées répétitives et, selon son type et son tempérament, les sortes de bavardages intérieurs les accompagnant la plupart du temps qui constituent l’obstacle majeur sur sa route vers son Moi Princier, l’empêchant par là même de découvrir en lui une autre forme d’existence libre du temps et de l’espace.
Si l’aspirant est réellement sincère dans son désir de connaître les obstacles qui font écran en lui à la lumière de son Identité Céleste, il lui faut trouver une attitude particulière lui permettant d’accepter de voir ce curieux bavardage intérieur qui se déroule en lui la majeure partie de sa journée, même lorsqu’il se croit pleinement occupé par ses activités quotidiennes.
Le problème pour l’homme de parvenir à se détacher de ce bavardage intérieur réside dans le double fait que, d’une part, il y est généralement tellement identifié qu’il s’avère difficile pour lui de pouvoir le constater de manière tangible, et que, d’autre part, il existe en sa psyché un étrange phénomène, celui de se sentir perdu sans ces préoccupations intérieures. Il réagit comme si sa vie allait être vide sans cette incessante activité en lui. Etant donné qu’il vit dans l’ignorance de l’autre aspect de sa double nature, il est irrésistiblement poussé à se perdre dans des activités fébriles (intérieurement et extérieurement) dont il dépend pour lui procurer le sentiment et l’assurance de son existence. Il redoute de lâcher quoi que ce soit en lui, par crainte de ne plus pouvoir se reconnaître.
De plus, si on dit à quelqu’un de lâcher ce qu’il est en train de ruminer intérieurement, peut-être répondra-t-il :“je ne peux pas.” Ne devrait-il pas plutôt dire : “je ne veux pas le faire”? Un tel “lâcher-prise” crée inévitablement en l’homme un vide qui est le moyen lui permettant de commencer à vivre hors du temps. Mais, s’il lui arrive de se trouver subitement confronté au sentiment que procure le fait de “vivre hors du temps,” (une sensation qui efface provisoirement son état habituel d’être et sa façon ordinaire de se connaître), il se sent perdu, voire effrayé.
Tant qu’un homme ne connaît pas encore en lui de “centre de gravité” vers lequel se tourner pour donner un sens à sa vie et pour pouvoir stopper les manifestations désordonnées de son mental, il restera inévitablement faible. Et, comme il ne pourra arriver à être, pour ainsi dire, “ramassé” en lui-même, ses énergies seront, malgré lui, éparpillées dans toutes les directions.
Une fois qu’un bavardage intérieur a commencé, et que l’homme lui a accordé crédit et s’y est identifié, s’il tente de s’en détacher pour y mettre fin, quelque chose en lui s’y refusera obstinément, insistant pour d’abord terminer l’histoire qu’il est occupé à se raconter avant d’accepter de lâcher prise. Toutefois, ce processus incontrôlé se déroulant en lui ne s’arrêtera pas à ce stade. En effet, à moins d’être suffisamment avisé pour appréhender les dégâts à long terme que ce discours involontaire peut causer en son être et pour tenter d’y mettre un terme sans plus tarder, il voudra à nouveau recommencer son histoire pour ajouter un détail supplémentaire à ce qu’il voulait dire initialement, et qu’il lui semblait avoir oublié,... et ce, interminablement.
En s’examinant attentivement, peut-être un aspirant sérieux découvrira-t-il que la majeure partie de ce bavardage intérieur (qui est fréquemment associé à toutes sortes d’imaginations) s’avère non seulement chimérique, sans but et futile, mais constitue très souvent une tentative de justification destinée à apaiser un sentiment de culpabilité conscient ou inconscient résultant d’une action ou d’une parole irréfléchie — justification qui peut n’avoir aucun rapport avec la réalité ou la situation d’origine.
Peut-être le chercheur ne réalise-t-il pas, au départ, ce qu’une telle aventure spirituelle implique comme travail et comme étude tenace de lui-même nécessaires pour lui permettre d’avancer sans défaillance dans ce difficile voyage intérieur vers l’aspect Céleste de sa double nature. Afin de pouvoir se dégager de ces entraves nuisibles qu’il rencontre en lui, il a besoin, au commencement, de disposer de certains supports sur lesquels s’appuyer ; et parmi ces différents supports, il lui est possible d’utiliser le NADA (ce son particulier audible à l’intérieur des oreilles et de la tête, auquel il a été fait référence précédemment) pour se mettre à l’abri de ces voix indésirables en lui.
Par une étude approfondie de lui-même, l’aspirant arrivera à constater, non seulement la futilité de ce bavardage intérieur, mais également son caractère souvent négatif. En effet, lorsqu’il se trouvera dans la situation ou en présence de la personne qu’il a imaginée pendant que se déroulaient en lui ces commentaires intérieurs, il découvrira, trop tard, que l’action ou le discours qu’il avait préparé ne correspond plus à la réalité du moment, et lui causerait même des problèmes par la suite s’il s’obstinait à vouloir le mettre en oeuvre.
Si ce bavardage intérieur tourne autour de sujets négatifs, il risque, si l’homme y cède continuellement, de finir par devenir une obsession auto-destructrice (comme on peut le constater assez fréquemment chez certaines personnes âgées), et une source de souffrance pour lui-même ainsi que pour ceux qui partagent sa vie ou qui travaillent avec lui et qui, d’une manière mysté-rieuse et incompréhensible d’ordinaire, sont touchés par les pensées ou les sentiments les plus intenses qu’il peut secrètement porter en lui à un moment donné.
Toutefois, quel que soit le genre de bavardage intérieur qui se déroule en l’aspirant, qu’il soit de nature négative ou même positive, il lui faut trouver la force de s’en détacher rapidement. Car, durant les moments où ce bavardage continue sa manifestation en lui, il le maintient prisonnier dans le “temps,” l’empêchant de s’élever vers des plans de conscience supérieurs en son être pour rejoindre son Etat Primordial — un Etat Saint qui, Lui, est indépendant du temps
et de l’espace."
SALIM MICHAEL
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